Personne âgée : quelle cotation ?

L’article 9 du chapitre 2 du titre XIV de la NGAP définit les conditions de cotation des actes concernant les personnes âgées :

Personnes agée : quelle cotation ?

Notons que toute pathologie spécifique est à rééduquer et à « coter » EN DEHORS de cet article.

Tout traitement est précédé d’un Bilan Diagnostic Kinésithérapique dont l’objectif est unique : Déterminer les éléments médicaux qui vont permettre de mettre en place un traitement.

Les recommandations de l’HAS d’Avril 2005 et Avril 2009 ont défini très clairement la conduite à tenir devant une personne âgée.

Avril 2005 :

–          « La rééducation de la marche est inscrite dans un programme comportant des exercices d’équilibre et des exercices fonctionnels de lever du fauteuil et de retour en position assise. »

–          Conseiller une aide à la marche en cas de troubles de l’équilibre. »

 

–          Conseil de prescription pour les médecins :

« Pour les malades âgés polypathologiques et/ou porteurs d’une décompensation fonctionnelle, la prescription utilise l’article 9 de la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP) : « Rééducation analytique et globale musculo-articulaire des deux membres inférieurs, de la posture, de l’équilibre et de la coordination » (AMK 8).

La transmission régulière des comptes rendus de l’évaluation masso-kinésithérapique au médecin prescripteur permet un suivi du patient, sachant que la fragilité n’exclut pas les progrès. »

 

Avril 2009 :

Lors d’un trouble de la marche et/ou de l’équilibre, il est recommandé de prescrire des séances de kinésithérapie incluant :

–          Un travail de l’équilibre postural statique et dynamique,

–          Un renforcement de la force et de la puissance musculaire des membres inférieurs.

 

De facto la rééducation de la déambulation dans le cadre du maintien de l’autonomie, telle que définie dans l’article 9, ne s’envisage que dans le meilleur des cas c’est-à-dire quand le patient n’a aucun problème autre que l’affaiblissement général de ses capacités… Et encore !

            L’HAS, à deux reprises (2005 et 2009), a fortement recommandé que les praticiens utilisent, de la manière la plus large et la plus fréquente qui soit, la cotation AMK 8 pour les traitements kinésithérapiques concernant la personne âgée.

D’autre part,

La durée du traitement (et non de la séance) a-t-elle une influence sur l’utilisation d’une cotation en particulier ?

A notre connaissance, aucun texte, ni recommandation de l’HAS ne précise qu’une cotation doit être utilisée en fonction de la chronicité de la pathologie et de la durée d’une rééducation.

L’affirmation des CPAM selon laquelle une rééducation de la personne âgée devrait être cotée en AMK6, au bout d’une période qu’elle ne définit d’ailleurs pas, est totalement infondée.

 

Conclusions :

–          L’HAS (Haute Autorité de la Santé) conseille l’utilisation de la cotation AMK8 dans l’immense majorité des cas.

–          Il n’y a aucune raison de passer de la cotation AMK8 à la cotation AMK6 en prétextant de la chronicité de la pathologie.       

 
Le projet de vie en EHPAD et la grille AGGIR ne peuvent, en aucun cas, conditionner, orienter un traitement kinésithérapique ou être opposables à un BDK.

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